Antonio Albanese

Albanese, Antonio

Antonio Albanese, né en 1970 à Lausanne, est écrivain et musicien. Spécialisé en musique contemporaine, historien de l'art et enseignant à l'ECAL, il est également l'auteur de romans: son premier livre, La Chute de l'homme (L'Âge d'Homme, 2009), a été couronné par le Prix des auditeurs de la radio suisse romande en 2010.

antonioalbanese.ch

Bibliographie

  • Voir Venise et vomir. Une enquête de Matteo Di Genaro, Lausanne, bsn press (collection fictio), 2016.
  • Est-ce entre le majeur et index, dans un coin de la tête que se trouve le livre arbitre?, Lausanne, L'Âge d'Homme, 2013.
  • Le Roman de Don Juan. Roman, Lausanne , L'Âge d'Homme, 2012.
  • La Chute de l’homme. Roman, Lausanne , L'Âge d'Homme, 2009.
Voir Venise et vomir (Lausanne, bsn press, 2016)
Voir Venise et vomir (Lausanne, bsn press, 2016)

Venise, épicentre du sublime et du tragique – voilà un sentier littéraire battu et rebattu, mais qu’importe, après tout ? Quand on est Matteo Di Genaro et qu’on peut s’offrir tout ce qui se vend sur la Giudecca, fascinante virgule insulaire au sud de la Sérénissime, on se prendrait presque pour un dieu… jusqu’au jour où la nouvelle de la mort mystérieuse de son jeune amant, Fabrizio, lui tombe dessus et le fait chavirer. S’engage alors une enquête trépidante, charnelle et sacrilège, émaillée de ces savantes digressions dont Matteo a le secret, à travers les brumes hivernales flottant sur les canaux de la lagune.

Dans son travail d’écriture, Antonio Albanese s’approprie les différentes formes de la fiction et joue avec les structures et les règles. Ici, c’est au genre du roman policier satirique qu’il s’attaque. Voir Venise et mourir est le deuxième épisode des enquêtes de Matteo Di Genaro, personnage atypique et irrévérencieux, plus occupé à s’en prendre à son lecteur qu’à résoudre les crimes qui croisent immanquablement son chemin de milliardaire de gauche. Hédoniste joyeux, partisan d’une éthique minimale, il célèbre l’amour de tous les genres et tous les genres d’amour. S’il croit à une politique sociale du logement, ses convictions s’arrêtent là, et il préfère lutter contre la bêtise au cas par cas, même s’il est toujours prêt à faire des prix de gros.

(Présentation du roman policier, bsn press)